La Psychosomatique Clinique

ou 

Les influences de notre psychisme

sur notre santé mentale et physique

Cette présentation générale et succincte de la Psychosomatique Clinique du docteur Salomon Sellam est extraite de son livre « Mon corps est malade, il serait temps que je parle », volume 1 « Je parle à ma tête » publié en novembre 2006 et édité aux Editions Bérangel. Il présente une approche progressive en 26 leçons et, ici, vous avez accès à une première approche suffisante pour faire une première connaissance avec cette nouvelle manière de voir la maladie mentale, fonctionnelle et organique. Pour les lectrices et les lecteurs désirant approfondir ce sujet, veulliez vous reporter à cet ouvrage de référence.  (Voir la bibliographie)

Pour une présentation plus récente de la Psychosomatique Clinique, il existe une vidéo d’octobre 2015, filmée à la suite de toute une série de conférence en Amérique Latine. Elle résume parfaitement les idées théoriques et pratiques du Dr Sellam Salomon. Elle se trouve à droite de cet écran ou vous pouvez y accéder à l’adresse suivante : https://www.youtube.com/watch?v=CBP7fhpO0PM

La Psychosomatique Clinique a été créée par le docteur Salomon SELLAM en l’an 2000 lors de la publication de son premier livre « Origines et prévention des maladies ». Elle intervient dans le domaine de la santé physique et mentale et possède des aspects à la fois théoriques et pratiques.

Quelques origines possibles d’une maladie

Nous connaissons toutes et tous quelques origines possibles d’une maladie et, en fonction de nos croyances, certaines prédominent nettement dont voici une liste non exhaustive :  Les influences génétiques, le rôle de l’hygiène, celui de l‘environnement et de la pollution (asthme et allergies, rayonnement nucléaire), l’existence de micro-organismes tels que les microbes (bactéries, virus, champignons ou prions) à l’origine d’infection, certains facteurs alimentaires (cholestérol, sucre), météorologiques (arthrose, grippe) ou mécaniques (fractures), entre autres.

Tout le monde est également d’accord pour citer certains facteurs psychiques, généralement admis en médecine et, dans la réalité, très peu étudiés ou mis en avant pour un ensemble de raisons dont la principâle est le temps à consacrer  pour l’écoute et l’accompagnement des malades. Nous n’oublirons pas également d’autres origines possibles et non répertoriées dans l’état actuel des connaissances. Voyons les différentes composantes de la Psychosomatique Clinique et, en premier, les plus connues et les plus officiellement étudiées.

Aspects théoriques 

L’Analyse Psychosomatique, 

à l’écoute de l’esprit

La Médecine au sens large car elle fait intervenir aussi bien la médecine dite « classique ou hospitalière » que la médecine dite « de terrain » chère à la Médecine Chinoise, à la naturopathie et à l’homéopathie, entre autres. Aussi, certains éléments théoriques prendront-ils leur place au sein de la théorie générale. La Psychosomatique Clinique est friande de sémiologie, d’anatomie, de biologie cellulaire, de biophysique, de biochimie avec une prédilection particulière pour la physiologie, la physiopathologie et l’énergétique.

La psychologie et la psychanalyse sont représentées par la théorie générale de « Métapsychologie » mise en évidence par Sigmund Freud il y a une centaine d’années, complétée et affinée par ses successeurs. Nous n’oublierons pas C. G. Jung, le père de l’inconscient collectif et W.G.Groddeck, le père de la Médecine Psychosomatique. Voyons maintenant les composantes plus ou moins méconnues. Elles seront développées plus loin.

La Psychogénéalogie étudie les possibles influences de notre histoire familiale sur notre actuel mode de fonctionnement. Ce courant de pensée est né dans les années 80 du siècle derrnier et se confirme progressivement. L’étude de  notre transgénérationnel sur plusieurs générations peut, dans certains cas, être déterminante pour notre évolution personnelle dans le cadre d’une maladie ou d’un questionnement existentiel.

La notion de Projet/Sens de Marc Fréchet aborde les possibles influences du contexte évènementiel et socio-culturel pendant une période centrée autour de notre gestation lorsque nous étions dans le ventre de notre mère.

Les Cycles Biologiques Cellulaires Mémorisés de Marc Fréchet démontrent l’existence de phénomènes temporels cycliques totalement inconscients.

Le Décodage Biologique possède également plusieurs synonymes comme Biodécodage ou Bio-Psycho-Généalogie. Ce courant de pensée propose, depuis la fin du 20ème siècle, une nouvelle vision de la maladie centrée autour d’une simple constatation : le symptôme possède un sens précis et la maladie n’est que le reflet organique d’une problématique intérieure qui n’a pas pu s’exprimer naturellement. Ainsi, chaque signe clinique, chaque maladie correspond à une problématique précise que le praticien propose de « décoder ». C’est exactement ici qu’interviennent la physiologie et la physiopathologie et elles tenteront de répondre aux questions suivantes :

A quoi sert le symptôme ?  

En quoi le symptôme est-il une solution dans ma manière de vivre

et d’appréhender mon environnement ?

Ainsi le symptôme, qu’il soit organique ou psychique, représente une solution palliative et transitoire lorsque les seuils personnels de tolérance sont dépassés dans le cadre d’une situation conflictuelle le plus souvent inconsciente. Notre cerveau, autrement dit notre Inconscient Biologique archaïque, gère ce surstress engendré à l’occasion d’une activité conflictuelle de la vie quotidienne à l’aide d’un processus centré autour d’une Conversion Organique ou Comportementale tant que cette même activité conflictuelle est encore active.  

 « Conversion » exprime le changement d’une chose en une autre. Ainsi, dans la théorie alchimique, le plomb subit un ensemble de réactions chimiques précises et se transformerait en or. En psychologie, il est évoqué une transposition psychique d’un conflit dans des symptômes somatiques et  la Conversion Organique engendre ainsi l’apparition de symptômes physiques aboutissant à la maladie. « Organique » est relatif aux organes, aux tissus vivants, aux cellules. Cet adjectif se dit également d’une maladie, d’un trouble dus à une authentique lésion d’un ou de plusieurs organes. Il est souvent mis en opposition à « fonctionnel » où la lésion n’est pas constatée médicalement même si l’individu se plaint de plusieurs symptômes gênants.

Ici, que la plainte soit d’origine organique ou fonctionnelle, la cellule, l’organe ou le tissu « parle » et nous dit quelque chose qu’il nous est proposé d’entendre et finalement, l’expression que je préfère encore le plus pour qualifier une Conversion Organique est la suivante.


La maladie est la traduction cellulaire, tissulaire ou organique d’une activité conflictuelle psychique ayant dépassé un seuil de tolérance

Aussi, d’autres expressions peuvent-elles être également mentionnées pour préciser davantage cette notion de conversion : mutation ou permutation, remplacement, renversement, retournement, transposition, interversion, troc, échange, descente dans la matière ou matérialisation dans le corps.

Exemple de Conversion Organique : le phénomène douloureux. Dans de nombreux cas répertoriés en algologie, la douleur physique peut être considérée comme la traduction d’une souffrance morale, psychique. L’expérience clinique montre que la mise en évidence de cette douleur morale et l’accompagnement thérapeutique qui s’en suit parviennent à diminuer l’intensité de la douleur physique. 

La Conversion Comportementale fait intervenir notre mode de fonctionnement général, notre comportement au sein de notre environnement personnel qu’il soit professionnel et/ou affectif. « Comportementale » désigne l’ensemble des réactions observables d’un individu en réponse à des stimulations d’origines externes ou internes. Par exemple, la peur engendrée par un bruit bizarre ou lors d’une agression perpétrée par une personne extérieure peut induire une attitude de fuite. Une angoisse d’origine inconnue peut également nous conduire vers une fuite ou des actes irraisonnés.

Exemple de Conversion Comportementale : Les troubles compulsifs alimentaires que nous trouvons chez une personne boulimique ou anorexique. Comme je l’ai démontré dans le livre « Boulimie/Anorexie, un énorme quiproquo psychoaffectif » son comportement vis-à-vis de la nourriture traduit une problématique psychique centrée autour des nourritures affectives. Dans la boulimie : les nourritures affectives étaient bonnes hier et j’en manque cruellement aujourd’hui. Dans l’anorexie, le phénomène inverse donne ceci : elles étaient toxiques hier et je les rejette aujourd’hui. Ainsi, il a été prouvé par les nombreux cas d’améliorations notables et de guérisons définitives que les personnes souffrant de ces troubles compulsifs alimentaires étaient « simplement » manipulées par leur enfant ou leur nourrisson intérieur en demande (boulimie) ou en rejet (anorexie) de nourriture affective.  

Le corps, l’organe, la cellule et le comportement « parlent » dans un langage spécifique et codé

 qu’il nous est proposé de déchiffrer, de décoder

En résumé, la première phase d’Analyse Psychosomatique explore l’histoire de l’individu en cherchant un ou des Complexes Psychiques Conflictuels appartenant à son histoire passée, lesquels sont refoulés dans l’inconscient et toujours actifs aujourd’hui.

 

Aspects pratiques et thérapeutiques

A l’écoute du corps et de ses émotions

Le Ressenti, Complexe émotionnel refoulé

 

La Psychosomatique Clinique utilise  de nombreuses techniques thérapeutiques centrées, dans un premier temps, autour de la mise en évidence effective des sensations ressenties et enregistrées lors de la survenue de l’activité conflictuelle  à l’origine des processus de Conversion. Nous serons donc à la recherche de Complexes émotionnels « enkystés » plus ou moins refoulés dans l’inconscient et toujours en activité aujourd’hui. Dans un second temps, elles aideront la personne pour leur libération. De ce fait, les techniques employées seront fortement teintées d’émotionnel. A ce sujet, Freud a inventé un terme spécifique : « abréaction »  dont voici la définition telle qu’elle figure dans le « Vocabulaire de la psychanalyse »  de J. Laplanche et de J-B. Pontalis paru aux Editions PUF, 1967. 

Décharge émotionnelle par laquelle un sujet se libère de l’affect attaché au souvenir d’un événement traumatique, lui permettant ainsi de ne pas devenir ou rester pathogène. L’abréaction, qui peut être provoquée au cours de la psychothérapie, notamment sous hypnose, et produire alors un effet de catharsis, peut aussi survenir de manière spontanée, séparée du traumatisme initial par un intervalle plus ou moins long. Freud note en 1895 : C’est dans le langage que l’homme trouve un substitut à l’acte, substitut grâce auquel l’affect peut être abréagi presque de la même manière.  Les représentations devenues pathogènes conservent leur activité parce qu’elles ne sont pas soumises à l’usure normale par l’abréaction. 

Toutes les pratiques thérapeutiques que nous utilisons quotidiennement, qu’elles soient verbales, corporelles, émotionnelles ou autres, ne visent généralement qu’un seul but : accompagner la personne afin qu »elle puisse retrouver le ou les événements traumatisants vécus ainsi que le ou les ressentis associés afin de les libérer — catharsis étant le terme consacré en psychologie classique. Mais la grande différence avec la psychanalyse demeure l’existence de diverses mémoires rattachées à un affect — ou émotion — n’appartenant pas obligatoirement et quasi exclusivement à la prime enfance. Je veux parler des mémoires cycliques biologiques, du Projet/Sens et du Transgénérationnel. Nous voyons bien que la théorie psychanalytique freudienne recèle des trésors théoriques qu’il serait injuste d’ignorer.

Ainsi, en fonction de la demande et de la problématique, alterneront des exercices de Bioénergie  (psycho-corporel et émotionnel), de relaxation (détente et visualisation), d’art-thérapie (symbolisation), une écoute attentive et, s’il le faut, des remèdes.

Remarque générale à propos des praticiens en Psychosomatique Clinique vis-à-vis des traitements prescrits

Le praticien en  Psychosomatique Clinique n’est nullement habilité à instituer la moindre thérapeutique médicale, qu’elle soit classique ou non, et encore moins à suivre l’évolution de la maladie au pur point de vue médical. De ce fait, la Psychosomatique Clinique conseille vivement à toute personne suivant un traitement de laisser à son seul médecin l’opportunité de le maintenir, de le modifier ou de l’interrompre. La Psychosomatique Clinique possède un volet thérapeutique avec plusieurs outils dont le principal est représenté par la mise en évidence de notre fonctionnement psychique en mettant l’accent sur un lien possible entre un symptôme et un ou plusieurs événements passés. Dans un premier temps, l’accompagnement thérapeutique proposé n’utilise aucun remède.

Ainsi, dans toutes ses publications depuis l’an 2000, le Dr Sellam préconise une collaboration étroite avec le monde médical selon le schéma général suivant, surtout indiqué dans les maladies graves :  

1) Cure médicale

2) Soutien psychologique

3) Cure psychosomatique